Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne sur la région de Cahors dans le Lot
( voir l' article du Lot en
Action , actuellement en kiosque )
www.lelotenaction.org
Jusqu' ici, on se croyait dans notre beau pays, au
moins un peu à l'abri des contaminations massives OGM Il n' en n' est rien, d' abord parce que comme vous ne l'ignorez plus, la quasi totalité du soja destiné à l'alimentation animale Européenne,
(et une part non négligeable du maïs) sont OGM et proviennent de pays où ces cultures sont non seulement autorisées mais largement encouragées (Etats-unis, Brésil, Argentine).
Ces produits sont disponibles dans toutes les coopératives agricoles de France, et ne sont soumis à aucun étiquetage particulier. Il en
résulte que la quasi-totalité des produits et sous produits animaux d'origine conventionnelle élaborés en Europe, contiennent des OGM, alors même que la culture du maïs et du soja OGM
est interdite en France notamment depuis 2007. Il fallait y penser : puisqu' il est interdit d'en produire et que sa consommation fait
peur, nos courageux députés Européens, sous la houlette du sinistre Manuel Barroso, en ont autorisé l' importation massive pour l' alimentation animale. Mais il y a plus grave et la commission Européenne va plus loin dans le mépris des citoyens :
rappelons juste qu' il y a au moins 3 façons connues de fabriquer des OGM et que la commission n'en
reconnaît qu'une : la transgénèse.
1) la transgénèse : technique consistant à introduire des gènes d'autres organismes dans l’organisme que l'on souhaite modifier soit pour lui faire produire des substances particulières (insecticides notamment), soit pour faire en sorte qu'il résiste à des situations particulières qui seraient normalement mortelles pour lui (exemple le plus connu : inactivation d' herbicide sur le soja ). Dans les deux cas, la finalité est la même, l'organisme modifié est entièrement empoisonné pour lui permettre de résister aux agressions extérieures. Outre le fait que le produit récolté ait un capital génétique modifié aux conséquences inconnues en matière d'alimentation et sur la chaîne alimentaire, il contient aussi une quantité considérable de pesticides.
2) la
mutagénèse : on bombarde un organisme vivant avec des rayons ionisants dans l'espoir de provoquer une
mutation intéressante qui sera ensuite isolée. Là , même si l' on ne fait que copier ce que fait déjà la nature avec l'astre solaire, on l'augmente considérablement, on le radicalise et dans certains cas les risques environnementaux seront à priori aussi dangereux qu'avec la transgénèse.
3) la fusion cellulaire
: la barrière d'espèce est là aussi bafouée, puisqu'on utilise des chocs électriques pour faire fusionner des cellules. La principale utilisation de cette technique
est de transférer le stérilité mâle d' une espèce à une autre (très utile aux grandes firmes semencières pour obliger les paysans à racheter des semences chaque année). Le public ne connaît généralement que la transgénèse dont il l'est
la victime (consentante) au quotidien par la consommation de produits et sous-produits animaux.
Et les légumes de nos marchés ? Eh bien ceux-ci paraissent bien plus concernés par la technique
n°3 ( la fusion cellulaire, qui rappelons-le au passage ne fait l' objet d' aucune
législation ), et qui en profite pour faire le forcing puisque par exemple 80% des variétés de choux inscrites au catalogue officiel Européen sont obtenus par cette technique, et bien entendu ne sont pas identifiés comme OGM !!!!!.
A terme l'agriculture biologique pourrait bien ne plus être à l'abri, puisqu'elle consomme elle aussi de plus en plus de semences hybrides, dont les origines ne sont pas jamais
connues de l'acheteur, secret professionnel oblige. La meilleure garantie
reste bien sûr l' utilisation exclusive de graines issues de la sélection massale et non hybride et donc auto-produite et c'est un travail
admirablement porté par le réseau Semences Paysannes .
Les paysans bio ne sont pas restés les bras croisés face à tous ces problèmes qui les menacent : .
Le réseau FNAB,( représenté dans le Lot par Lotabéné ) se mobilise depuis 2007, en réaction à la nouvelle réglementation européenne sur le bio, qui est active depuis le 01/01/2009 pour une reconnaissance d' un label français biologique plus stricte que le cahier des charges européen. Bien entendu, ce nouveau label ne remplace pas ce dernier qui est de toute façon obligatoire, mais il vient en complément pour offrir les meilleures garanties aux consommateurs de produits biologiques. On verra comment il se situe par rapport aux problèmes ci-dessus et vous pouvez compter sur moi pour vous tenir informés.
Note : la ferme de la Rivière est membre actif de Lotabéné et a demandé l' adhésion au
nouveau label bio français qui verra le jour ce printemps.
Toutes les infos sur ce sujet sont disponibles sur le site officiel de la nouvelle marque.
C'est intéressant de le visiter : www.alternativebio2009.fr
Jean Luc